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Ils sont trois, Raed Mokaled, Soraj Ghulam Habib et Suliman Safdar et ils viennent de loin. D’Irak pour Raed et d’Afghanistan pour Soraj et Suliman.
Ils viennent témoigner, expliquer au peuple et aux représentants politiques américains que des armes fabriquées, vendues ou utilisées par leur pays, des bombes à sous-munitions, font des carnages aux quatre coins de la Planète. Raed et Soraj en sont eux-mêmes victimes.
Raed a perdu son fils, Ahmad, le jour de son anniversaire, il avait 5 ans. Soraj, lui, avait 10 ans lorsqu’il a du être amputé des deux jambes suite à un accident. Ils sont accompagnés par Lynn Bradach, mère d’un marine américain tué par une BASM pendant une opération de déminage en Irak.
Avec Handicap International et l’USCBL (la campagne américaine pour interdire les mines), ils ont sillonné du 5 au 16 octobre les villes du Michigan, de l’Ohio et de l’Indiana. A la fois pour expliquer les raisons de leur combat mais également pour convaincre les sénateurs de ces Etats de se joindre aux efforts déjà initiés par certains de leurs pairs pour obtenir une limitation nationale de ces armes.
Leur objectif était également de convaincre les responsables politiques, et notamment le futur Président, de l’absolue nécessité pour les Etats-Unis de signer le Traité d’interdiction des BASM qui verra le jour en décembre prochain. Aux côtés de Handicap International, ils ont ainsi rencontré le responsable de l’équipe de campagne de Barack Obama et donné des interviews à la presse.
En chemin, de nombreuses communautés, religieuses, ethniques, étudiantes ou politiques se sont jointes à leur appel pour dénoncer le scandale des BASM et faire pression sur les représentants politiques.
Au terme d’un périple exténuant, Raed, Soraj et Suliman sont contents, ils ont l’impression que dans le brouhaha de la campagne américaine, leur voix a été entendue.

